Ces dernières années mon plus gros complexe n’a pas été d’avoir de la cellulite ou des rides mais de ne pas savoir faire de vélo.

Vous êtes toujours là ? Généralement quand j’avoue (très rarement) ne pas savoir faire de vélo soit on me regarde avec des grands yeux, soit on se marre car on croit à une blague.

Mon père ne sait toujours pas faire de vélo et ma mère a appris, à l’âge adulte, contrainte et forcée par son frère en Allemagne. Papa ne sachant pas en faire et maman ne se sentant pas en confiance, ma sœur et moi n’avons jamais appris. Enfant, nous habitions en proche banlieue parisienne sur une avenue pleine de circulation et cela ne s’y prêtait pas trop. Le métro était à moins de 5 min et tellement commode. Les velibs n’existaient pas et peu de mes copains avaient des vélos.

Je me souviens, pourtant, que mon père avait récupéré un vélo chez un de ses copains. Il était bleu métallique. Papa l’a bricolé en achetant quelques pièces mais après quelques essais, ce vélo est resté à la cave… et croyez-moi : aller dans cette cave était une véritable expédition.

Je n’ai donc jamais appris, et je n’ai jamais accompagné Frisouille dans ses ballades.

En aout, je me suis renseignée et j’ai décidé d’apprendre à pédaler.

J’ai contacté la maison du vélo de Toulouse qui m’a rassuré en me disant que cela était hyper fréquent et que toutes leurs sessions se remplissaient très bien.

La Vélo-école accompagne ainsi toutes les personnes de 5 à 95 ans vers la pratique vigilante et responsable de la bicyclette.

Je me suis inscrite à 4 séances d’une heure le samedi matin. (35€+15€ d’adhésion à l’association). Après avoir versé le chèque : impossible de reculer !

Voici le descriptif des 4 séances :

Première séance :

Nicolas et Ludivine, éducateurs diplômés d’État en cyclisme nous attendent à 10h, Place de l’Europe.   Avant tout, je suis étonnée par le nombre de participants ; nous sommes 8 adultes et autant d’enfants. Je ne suis donc pas la seule à être naze.

Les vélos qui sortent du camion n’ont pas de pédales ni de petites roulettes.

Ludivine a pris le temps d’apprendre le prénom de chacun.

Nicolas nous explique comment monter et descendre du vélo et retirer/mettre la béquille.

On commence par quelques exercices d’équilibre sur place. On monte les genoux le plus haut possible en essayant de ne pas basculer.

Quelques minutes après, nous voilà, tous au milieu de la place, à pousser le vélo comme une draisienne. L’objectif étant de trouver l’équilibre. Pour certains, c’est assez rapide et au bout de 30 minutes, le graal : on les équipe de pédale. Pour d’autres, comme moi, c’est plus long.

À la fin de la première séance j’ai l’impression que je suis celle qui a le moins peur mais la plus nulle du groupe. J’ai aussi la sensation que les éducateurs s’occupent plus des enfants que des adultes alors que chez eux l’équilibre est quasi automatique. 

Apprendre à faire du vélo à l’âge adulte

 

Deuxième séance :

Je repars sur ma draisienne en profitant d’une légère pente jusqu’à réussir à trouver l’équilibre. Il aura fallu plus de 30 minutes avant qu’on m’équipe de pédales. Je me rends compte que lors de la séance antérieure, j’avais tout faux. J’allais trop vite, je regardais mes pédales, le buste mal placée. Au moment où j’y arrive je crie de joie.

J’apprends à démarrer puis à pédaler. Pour le moment c’est le vélo qui me guide mais je me sens bien. Le sourire ne quitte plus mes lèvres.

Je dois écraser les freins à plusieurs reprises car un groupe de débutants c’est assez propice à l’accident. Mais tout ce passe bien et je rentre chez moi plutôt fière de moi.

Troisième séance :

De moins en moins d’enfants sont présents. Ils ont réussis ! Bravo à eux !

On me prête un vélo avec un panier : Grande classe ! Je pédale, je fais de grands cercles, je remarque que je suis plus à l’aise pour aller vers la droite. Pour le moment, je n’arrive pas vraiment à me diriger ou à contourner quoi que ce soit.

Les éducateurs ont placé des plots au sol, pour faire des sortes de rondpoint, mais je ne me sens pas encore capable. Le maniement du vélo me semble difficile et le guidon n’est pas encore mon ami. Ludivine m'encourage.

Tout au long de la séance, je sens que je progresse et je suis un peu déçue lorsqu’il faut rendre le vélo.

 

Apprendre à faire du vélo à l’âge adulte

Quatrième séance :

Un seul enfant nous a rejoints cette fois.

Après 15 minutes à reprendre mes marques, j’essaye de rentrer dans les fameux rondpoints mais je me stresse dès que quelqu’un est dans les environs. J’ai l’impression que je n’y arriverais jamais.

Pendant que Nicolas prend la tête d’un groupe plus avancé et leur fait faire de grand tour de la place,  je me lance dans les rondpoints. Je dois essuyer plusieurs échecs avant de réussir à faire un parcours un peu près correct.

Au fur et à mesure, j’y arrive mieux. Je pèche un peu plus à gauche qu’à droite mais je sens que ça vient.

À la fin de ce cycle Nicolas chante la chanson de Eddy Michel (La dernière séance).

 

Mon bilan : 

Je ne me sens pas capable d’affronter la ville ni même de partir seule mais je tiens sur le vélo, j’avance, je tourne (moyen). L’objectif initial est atteint !

 

Si je veux poursuivre, je peux, soit :

  • Reprendre 4 cours destinés à apprendre à circuler en ville en toute sécurité et en ayant confiance en soi.
  • Louer un vélo pour 10€ par mois à la maison du vélo.
  • Filer chez Décathlon en acheter un !

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