Je me souviens qu’au lycée on s’écrivait des mots sur nos agendas du genre :

  • Les amis sont comme les trèfles à quatre feuilles, difficile à trouver mais vous avez la chance d'en avoir!
  • Le principe de l'amitié c'est les 3 C : Complicité, Confiance, Connerie.
    (J’espère que personne n’a pensé Café, Clope et …..caca…)

Nous étions dans un bahut de seconde zone mais nous étions joyeux, on croquait la vie à pleine dent.

Nous n’avions pas de doudoune Chevignon, nos parents étaient loin d’être riches mais on arrivait parfois à s’offrir un Sunday au MacDo.

Je t’ai connu à 16 ans en classe de 2cd (la deuxième 2cd), une classe de fille avec à peine 7 garçons dont toi mon Didier. Un grand gaillard, large d’épaule, musclé et la tête bien posée sur les épaules.

Tu étais le copain que j’appelais dès que je n’arrivais pas à faire un devoir de maths (tous les jours ou presque), tu étais joueur et basket et moi volleyeuse.

Nos années lycées n’ont pas du tout été empreintes par la drogue, l’alcool ni même la clope. On était sportif et bien dans nos baskets. J’étais pleine de vie et enthousiaste, tu semblais plus posé.

Après le lycée, tu t’es orienté vers les maths après un passage très rapide en médecine. Moi, j’étais plus dans la communication et pas seulement par ce que je parlais beaucoup et avec tout le monde LOL

On a vite rencontré chacun son quelqu’un. On a continué de s’appeler, de se voir. Il n’y avait pas les smartphone à cette époque. Je trouvais ta copine sympa et hyper intelligente et tu aimais bien mon copain et ses tours de magie. Les années ont filés à une vitesse éclair. J’ai changé d’amoureux, une fois, puis deux fois… On se voyait toujours avec le même plaisir et tu mangeais toujours autant de glace à la fraise ♥

En 2005, tu étais à mon mariage tout aussi heureux que moi. Ton sourire enveloppait tous les invités.

Et puis, j’ai quitté Paris. Et même si j’ai continué de t’envoyer pendant quelques années une carte de vœux traditionnelle, on s’est éloignés (pas que géographiquement parlant). J’ai été vite accaparée par le boulot, la maison, la naissance des enfants. On se donnait des nouvelles mais trop peu.

De ton côté, tu as traversé une épreuve difficile mais tu en es sorti plus fort en assumant tes faiblesses.

Les années sont passées avec quelques appels, on ne s’est jamais perdu de vue mais pour autant on s’appelait peu.

Jusqu’à ce que tu décides de venir me voir mon Didier ! Tu as pris l’avion et tu es venu.

Après 11 ans sans nous être vus, nous avons passé une soirée géniale.

En s’est souvenu des fous-rires, des copains de l’époque, des profs …

Et puis, nous avons parlé avec ce ton sérieux que peuvent avoir les amis quand ils confient leur blessures.

On s’est raconté nos vies en quelques phrases debout dans la cuisine comme si on ne s’était jamais quittés. La confiance est restée intacte, la complicité et la connerie aussi.

Comment ai-je pu passer à côté de toi aussi longtemps … Je ne remercierai jamais assez d’avoir fait la démarche.

Si je devais écrire à nouveau dans ton agenda j’écrirais plutôt une phrase ce type :

  • Les amis sont comme les étoiles pas toujours visibles mais toujours présentes
  • La véritable amitié, ce n'est pas d'être inséparables. C'est d'être séparés et que rien ne change
  • L’amitié peut connaitre des points virgules mais pas de point final



Je ne lâcherai plus mon Didier !

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